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29.10.2007
Graciosa (Archipel des Canaries)
Au départ de Madère, nous sommes enthousiastes à l'idée de découvrir l'archipel des Canaries. Mais dès que nous sommes sortis de l'influence de l'ïle, nous sommes surpris par les mouvements de la houle... Après 10 jours d'escale, nous avions oublié ! il nous faut quelques bonnes heures avant que nos corps se réhabituent à ce mouvement perpétuel. Nous naviguons désormais sous l'influence des alizées du Nord Est : un vent régulier de 15 à 20 nd sur tout le trajet qui profite largement à Luna. Eric est obligé de réduire la toile pour éviter d'arriver de nuit ; nous sousestimons Luna. Toujours pas de pêche , nous sommes encore un peu "trop" préoccupés par la naviguation, mais ça viendra !!
Nous arrivons à 5h du mat et sommes obligés de mouiller près du port. Quelle ne fut pas notre surprise au réveil !! Graciosa est une île de 6 km sur 3, plate et sablonneuse avec 4 cônes volcaniques quasiment visibles de notre mouillage. Autour du port, un village de maisons blanches à volets bleus et toit terrasse ; pas de route, uniquement des rues et des pistes de sable... Le temps semblent ici être suspendu, tous les bateaux en escale restent plus longtemps que prévu au départ. Les promenades dans l'île nour révèlent des couleurs du blanc au noir, en passant par des dègradès d'ocre, sur fond du bleu roi de l'océan. En face, les falaises de l'île de Lanzarote. Le port est peu cher (7euros la nuit), sans eau ni electricité, mais notre autonomie nous permet de rester ici une dizaine de jours et de profiter de l'indolence contagieuse des habitants de l'île, pour la plupart pêcheurs. Nous sommes toujours en compagnie de Harem (Eric peut partager ses footings avec Christophe !), et plusieurs bateaux français sont au port : on voit maintenant de vrais bateaux de voyage.
L'archipel des Canaries est une région autonome d'Espagne et constitué de 2 provinces : Grande Canarie ( Grande Canarie, Lanzarote et Graciosa, Fuerteventura) et Tenerife (Tenerife, La Gomera, la Palma et Hierro). Nous ne savons quelle tournure donner à la suite de notre voyage : s'attarder aux Canaries ou profiter du Cap vert ! Les Canaries n'offrent que des mouillages de beau temps et nous ne voulons pas courrir le risque de décamper en pleine nuit: A suivre...
18:45 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
26.10.2007
MADERE
Après une belle journée de naviguation sous l'alizee du Nord Est, nous avons rejoint Madere au grand largue. Nous avons longé la côte sous le vent jusqu'au port de Recerio de Calheta en fin d'après midi. Nous avons donc pu voir cette île montagneuse, très verte et très habitée sur ce coté ; des multitudes de toits en tuile rouge à perte de vue sur tous les flancs de colline qui se succèdent.
Recreio de Calheta est un port abrité des vents dominants de l'île et très ensoleillé, avec 2 plagettes de sable jaune (peut-être les seules de l'île!). nous nous y poserons une semaine. Dès que l'on sort de ce repère, ça monte de façon vertigineuse ! nous nous sommes rendus à Funchal avec le bus public (!! ); Funchal est la capitale de l'île : certains points de vue y sont interressants de par le dénivelé des ruelles ! Le marché est superbe, même s'ils pratiquent le "prix touristes" ; nous y avons vu nos 1er fruits exotiques : mangue, fruit de la passion, différentes bananes et un délicieux fruit : la "banane ananas".
Quant au coeur de l'île, il est le paradis des randonneurs ! Ile souvent sous la pluie, elle offre des vallées verdoyantes au fond desquelles se nichent des cascades, et une superbe végétation à la fois tropicale et avec quelques pins, chêne, et même vignes suspendues (n'oublions pas le vin de Madère !)!
La côte au vent moins touristique et plus sauvage nous séduit plus. Elle est battue par la houle de l'océan ce qui donne des paysages bruts. De nombreuses fleurs jonchent le bord des routes et les jardins naturels, inombrables ici, et nous supposons que le printemps à Madere doit être beaucoup plus contrasté en couleur .
Un semaine, c'est beaucoup et peu ; il nous faut aussi préparer le bateau ( vérification de l'ensemble du bateau, revoir quelques réglages...) et choisir notre plan de route pour la suite du voyage. Les Canaries sont composés de 7 îles et notre choix pour l'atterrissage s'est porté sur Graciosa. Harem, qui nous a rejoint à Calheta, fera la même route que nous.
20:15 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
15.10.2007
PORTO SANTO ( Archipel de MADERE)
L'archipel de Madère est situé à environ 600 Milles au Sud Ouest de Gibraltar. La 1ère étape a été celle de calculer vent, marée et courant pour sortir de détroit de "Gib". Nous sommes partis le vendredi 05.10.07 par une journée superbe, mais avec le courant contre (!! cherchez l'erreur). Bon, pas très grave car il était relativement faible. Une fuite d'eau douce (environ 100L vidée avec le seau du fond des cales !) nous oblige à faire une escale à Tarifa, mais 2h seulement.
4 jours pour parcourir les 600 milles !! et, à part pour sortir du détroit et quitter le rail des cargos, soit environ 20 H, tout à la voile avec un vent d'Ouest puis Nord et une allure bon plein. Luna s'est très bien comporté, avec des pointes entre 8 et 9 noeuds. L'équipage était moins fier : au bout de 48 h, nous avions une houle portante + une houle de travers (pouvant aller jusqu'à 5 metres) qui faisaient basculer fortement Luna . Rien de génant pour la "nav" mais les équipiers !! Difficile de se mouvoir, d'attraper les objets, de dormir... Les quarts (toutes les 3 h) sont difficiles à tenir, notamment pour Eric que les bruits encore inconnus intriguent.
Mais nous prenons confiance et sommes heureux d'arriver à Porto Santo, 1ère Ile de l'archipel de Madère après 4 jours (et 4 nuits !) et qq heures, soit une moyenne de 6 noeuds. Nelson nous accueille très gentiement à Porto Santo où nous resterons 2 nuits à l'abri d'un fort vent et d'un temps très maussade. L'archipel de Madère est une région autonome du portugal ; nous mettons nos montres à jour (-1h / à la France). Nous retrouvons Harem (RM de 12m) avec qui nous étions partis de Gibraltar. Harem fait sensiblement la même route que nous, selon coup de coeur, en couple avec 3 "louloutes" de 7 à 2 ans.
Porto Santo est très séduisant, avec sa longue plage de sable fin et jaune. Le village est très paisible, pas d'HLM ici, et les habitants accueillants, parlent souvent français. Mais il nous tarde déjà de visiter Madère, à 50 Milles de là, soit une journée de naviguation. Madère promet d'être plus riche en végétation et les randonnées pedestres semblent s'y imposer.
02.10.2007
De Cartagena à Gibraltar
Cette côte ne nous paraît pas très attrayante ; pourtant, lors de nos escales (Cartagena, Garrucha, Caleta Velez, puis Malaga en bus, et Estepona), et une fois dépassée cette 1ère impression, on se laisse gagner par l'ambiance typiquement espagnole, en phase avec la douceur du climat. Personne dans les rues si ce n'est le touriste en short avec appareil photo à la main dans la journée ; mais dès la nuit tombée, les places et les bars se remplissent de jeunes et de moins jeunes venus partager quelques tapas ; on entend ici et là le vendeur de billet gagnant pour la loterie, on se laisse tenter par une glace à la nata.
Ici, de par nos racines réciproques, on se sent encore un peu chez nous. L'espagnol d'Eric revient au galop et on l'interpelle dans la rue pour lui demander son chemin !! Cette douce ambiance nous repose des traversées encore un peu rendues difficiles par le vent imprévisible et changeant malgrè nos précaution à l'égard de la météo. On se prend à espérer les Alizées !!
Déjà nos 4 semaines de congés payés écoulées, et on file toujours vers le sud, en short et t-shirt ; notre mental commence à réaliser que la concrétisation de notre projet est en route et nos corps s'habituent aux mouvements de Luna, devenu notre maison. Espace confiné, mais cocon rassurant et confortable (et oui, la notion de confort est relative ! ).
Gibraltar : moment émouvant que celui de l'arrivée sur Gibraltar, pointe la plus au sud de l'Europe, et porte pour l'Atlantique. Il faut se frayer un chemin parmi les cargos jusqu'à notre point de mouillage. D'autant plus impressionnant qu'un cargo est en train de couler sous nos yeux, et en passe d'être dégagé par 3 énormes remorqueurs. Tous les gros bateaux sont donc à l'ancre devant la baie. Il faut aussi faire attention aux différents courants dans cette zone crées par les marées que nous découvrons.
Gibraltar en elle-même est assez décevante. Notre mouillage est au nord de la Baie et en territoire espagnol. Il nous faut donc passer la frontière pour nous rendre à Gibraltar. Nous trouvons quelques éléments typiques de l'Angleterre (Cabine téléphonique, poste, pub...), et une rue principale particulièrement touristique ; nous sommes en zone franche, et les produits sont donc détaxés (ex : Gazoil à 0,88 ctm le L). Nous sommes déçus, et l'odeur pestilentielle de tous ces cargos et usines dans la baie font que nous n'allons pas nous attarder.. Nous avons cependant fait la connaissance de quelques bateaux qui font la même route que nous (seuls ou en couple avec 3 enfants), et nous nous retrouvons pour l'apéro à échanger nos astuces et autres. Nous partageons tous cette impatiente mélée d'inquiétude à naviguer en Atlantique...
11:30 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note


